Les lavoirs

Le lavoir de Castelmoron-d'Albret


Les communautés villageoises (bourgs et hameaux), les villes, les abbayes et les châteaux avaient leurs lavoirs. Après la Révolution, le lavoir devient un lieu qui célèbre l’accès égalitaire à l’un des biens naturels les plus précieux : l'eau.

Il joue un rôle social devenant le "parlement des femmes", tout comme le café de village l'est pour les hommes. Au XIXe siècle, la construction de lavoirs municipaux précède souvent celle des écoles et des mairies. L'âge d'or (1800-1860) voit l'aménagement de bassins au fil de ruisseaux ou à proximité de sources. Le niveau de l'eau captée est régulé par un trop plein, et une « pelle » permet l’évacuation de l’eau pour le nettoyage du bassin.


Un lavoir de Monségur : à gauche, une vanne pour réguler le niveau d'eau ; à droite, une fontaine donnant sur le lavoir.

Dans le Monségurais, à l’exemple de Castelmoron-d'Albret ou de Monségur, les lavoirs sont le plus souvent rectangulaires ou carrés. Sur les quatre côtés du bassin est construit un plan incliné en pierre au pied duquel s'agenouillent les lavandières pour laver et rincer leur linge. Le plus souvent, elles sont abritées par une galerie entourant le bassin ou par un toit couvrant tout l’édifice.

Retour à "Le patrimoine"

 

Retour à l'accueil