L'église de Saint-Sulpice-de-Guilleragues

L'édifice est formé d’une nef terminée par une abside semi-circulaire inclinée au sud, le tout soutenu par des contreforts plats. Le clocher pignon à deux arcades se dresse sur l’arc triomphal. A sa base, au nord, une échauguette donne au-dessus du bas côté.


L'église de Saint-Sulpice, côté sud et côté nord où différents éléments ont été ajoutés. Au XVIe siècle, un bas côté gothique (partie la plus haute délimitée par des croix d'angle), une sacristie plus basse qui a obturé une fenêtre du chœur et un porche (à peine visible ici) abrite la porte nord ouverte au XVIe siècle.

La voûte en plein cintre est constituée par un lambris de bois peint du XVIIe siècle. Les restaurations de 1998 ont révélé, dans le chœur, des peintures médiévales, notamment les attributs des bâtisseurs : compas et équerre.


Toute l'église a été repeinte. Les photos prises par Georges Marniesse en 1998 donnent un aperçu de son état avant restauration. Noter que le cul de four du chœur était bleu comme à Sainte-Gemme. La fenêtre centrale avait été obturée et un décor en trompe l'oeil donnait l'impression d'arcades.

Un sondage a permis de retrouver des peintures anciennes. L'enduit qui recouvre le cul de four peut être enlevé pour restituer l'ancien décor. 



La municipalité a choisi de restituer le décor médiéval dans l'ébrasement des fenêtres. Celle du nord est obturée par la sacristie. Ces peintures ont été découvertes au moment de la restauration. On y reconnaît l'herminette, le compas, l'équerre des bâtisseurs, peu visibles depuis la nef. Sur la fenêtre centrale, on devine le blason des Lavergne de Guilleragues.

Un bas côté a été ajouté au nord au XVIe siècle. On y voit les armes du seigneur de Guilleragues sur les arcs qui le séparent la nef, et celles de son épouse Isabeau Lanier sur une des clés de voûte.


 

Le bas-côté nord ajouté au XVIe siècle : armoiries de Pierre Lavergne de Guilleragues sur les piliers, et de son épouse Isabeau Lanier sur une clé de voûte.  



Toutes les peintures ont été restaurées au plus près de l'original : celles soulignant l'encadrement de la porte aussi bien que celles de l'arc triomphal du XVIIe siècle.

 

L'autel a été restauré. Les grilles des fonts baptismaux ainsi que celles du choeur ont été conservées. 


Les vitraux sont du maître verrier Auriac de Toulouse. On y reconnaît sainte Anne et la vierge Marie et peut-être une représentation d'un évangile apocryphe sur saint Pierre et un enfant.


Le décor des églises de Sainte-Gemme et de Saint-Sulpice-de-Guilleragues étaient semblables avant les restaurations. Les options retenues, différentes surtout pour le traitement du chœur, offrent à voir deux édifices apparemment semblables mais complémentaires.