Le Monségurais

de la préhistoire à nos jours

La préhistoire

Situé au sud-est de la Gironde, dans la basse vallée du Drot, le Monségurais est habité dès l’époque paléolithique ainsi qu’en attestent les bifaces et autres silex trouvés sur l’ensemble du territoire.

 

L’époque romaine laisse son empreinte dans de nombreuses communes, notamment à Monségur où les fouilles du site de Neujons ont révélé une implantation de population à l’origine d’une paroisse paléochrétienne. 

Des éléments préhistoriques "cueillis" lors de prospections dans le Monségurais et le mobilier "gallo-romain" des fouilles de Neujon sont exposés dans les vitrines de la mairie de Monségur.

Le Moyen âge, avec ses défrichements, fixe le paysage actuel en développant une économie agro pastorale basée sur la polyculture et l’élevage des ovins et bovins.

La fondation de la bastide de Monségur organise les relations administratives voulues par les Plantagenêts à la fin du XIIIe siècle.

 

Jusqu'à la Révolution, la bastide est chef-lieu d’une juridiction comptant onze paroisses, puis elle devient jusqu'en 2015, chef-lieu d’un canton de quinze communes.

 

La prospérité sous le Second Empire

Le Monségurais connut une période de prospérité dans la seconde moitié du XIXe siècle grâce à la production de vins et de liqueurs à laquelle succéda, après la crise du phylloxera, la commercialisation des pruneaux d'Agen.

 

Les immigrants

Les guerres pas plus que les épidémies n’ont épargné cette partie de la vallée du Drot : guerre de Cent ans, guerres de Religion, Fronde, épidémies de peste, choléra etc. Cependant, la juridiction s’est régulièrement repeuplée par l’apport de populations venues en vagues successives du nord de la Dordogne ; ce sont "les Gavaches". Ces populations de langue d’oïl ont créé de véritables colonies dans un pays de langue d’oc où les nouveaux arrivants étaient traités de "gavaches" autrement dit, d’étrangers.

Au début du XXe siècle, les Italiens, les Espagnols, les Bretons perpétuent cette tradition de migration et sont nombreux à se fixer dans le Monségurais, puis quelques Maghrébins se sont établis principalement à Monségur. Des Britanniques recherchent les maisons anciennes sur l’ensemble du secteur pour en faire des résidences secondaires ou principales.

 

Après l'exode rural un maintien fragile de la population

Si l’exode rural semble enrayé par le maintien de l'artisanat et le développement de quelques services (hôpital, maisons d'accueil pour personnes âgées, collège avec option jazz et internat, commerces dont une moyenne surface, cinéma, bibliothèque...), l’éloignement d’axes de communication majeurs est un handicap à l'implantation de structures économiques basées sur les échanges de biens matériels.

Actuellement, le Monségurais compte sur la polyculture, la compétence de son artisanat, les nouvelles technologies, le tourisme, la qualité de vie, la coopération entre les communes pour développer son économie et faire en sorte que perdure l’œuvre des prédécesseurs.


L'histoire présentée est aussi celle des communes figurant dans ce site

Castelmoron, Cours, Coutures, Dieulivol, Landerrouet, Le Puy, Mesterrieux, Monségur, Neuffons, Rimons, Roquebrune, Sainte-Gemme, Saint-FermeSaint-Sulpice, Saint-Vivien, Taillecavat.